La montée et la chute de l’Apartheid

La montée et la chute de l’Apartheid

Après avoir été présentée avec grand succès à Munich, Milan et New York, l’exposition La montée et la chute de l’Apartheid: la photographie et la bureaucratie de la vie quotidienne ouvre ses portes à Johannesburg au Museum Africa le 13 février. C’est un panorama de l’apartheid et de la pratique photographique qui représente le point culminant de plus d’une décennie de travaux de recherche, avec le soutien de l’International Center of Photography de New York, qui a organisé l’exposition. La montée et la chute de l’Apartheid présente les travaux de plus de 70 photographes et artistes sud-africains, comprenant plus de 800 images, 27 films et un livre.
Selon Mark Lubell, directeur exécutif de l’ International Centre of Photography, il est pertinent que l’exposition connaisse son point culminant en Afrique du Sud. Lubell explique: “L’exposition est un hommage aux photographes sud-africains et de nombreuses images proviennent de la riche collection du Museum Africa. Nous sommes très heureux que la présentation finale ait lieu au Museum Africa et nous remercions le musée ainsi que tous nos partenaires de faire venir cette exposition à Johannesburg à l’occasion du 20ème anniversaire de l’accession de la nation à la démocratie. L’ICP a soutenu les photographes sud-africains dès les premiers jours avec les expositions l’Afrique du Sud de Magubane, en 1978 et South Africa: le cœur encerclé, en 1986. Nous sommes fiers de présenter leurs importants travaux.”
L’exposition est une suite de témoignages sur diverses pratiques photographiques allant de l’étude ethnographique coloniale à la production d’images “insurrectionnelle” pendant l’apartheid, avec des réflexions sur des points de vue post-apartheid contemporains.
Dans l’ouvrage accompagnant l’exposition, dans un essai intitulé “Bureaucratisation de la mémoire”, le conservateur de musée et écrivain sud-africain Khwezi Gule note: “Les musées ou les lieux de mémoire du futur auront peut-être de moins en moins besoin d’être gérés par des conservateurs mais davantage par une approche participative des diverses interprétations du passé. Cette proposition implique la question de savoir comment les lieux de mémoire peuvent devenir des espaces plus dynamiques et évolutifs en mesure de rendre compte de contre-propos différents, troublants et gênants, de la mutabilité de la mémoire, des contestations actuelles du pouvoir et des privilèges, des moyens de vie ainsi que des représentations symboliques, plutôt que de se comporter de façon monolithique par rapport à l’idéologie et au discours social prévalant. C’est peut-être la meilleure garantie que les horreurs du passé ne se répèteront pas.”
La montée et la chute de l’Apartheid: la photographie et la bureaucratie de la vie quotidienne est un terreau fertile pour un débat de fond sur certaines questions et cette exposition de six mois et les médias qui l’accompagnent seront l’occasion d’un débat national sur les photographes— certains inconnus, d’autres déjà décédés, d’autres encore pratiquant toujours ici et à l’étranger. Les thèmes de conservation que suscite l’exposition se concentrent sur le choix d’événements marquants pendant la lutte pour la libération et l’oppression de l’apartheid et sur les difficultés que nous rencontrons avec la mythologisation et la marchandisation de notre paysage visuel historique. A la poursuite d’une vie meilleure, les mots de Darren Newbury, l’un des autres essayistes rédacteur du livre, sonnent juste: “C’est en tendant vers une interprétation plus complète de la signification des médias que les historiens de la photographie devraient chercher non pas seulement à comprendre la valeur de la photographie de la période de l’apartheid pour la mémoire et la justice, mais également sa contribution à imaginer la société sud-africaine après l’apartheid, un projet toujours en route.”

F I N

AVANT-PREMIERE MEDIA 11 février 2014 à 15h30 pour 16h00 au Museum Africa
VERNISSAGE DE L’EXPOSITION le 12 février 2014 à 18h00 au Museum Africa
OUVERTURE DE L’EXPOSITION AU PUBLIC 13 février 2014 – 29 juin 2014 Ouvert du mardi au dimanche de 9h00 à 17h00.

La montée et la chute de l’Apartheid: la photographie et la bureaucratie de la vie quotidienne est organisée par Okwui Enwezor, avec l’aide de Rory Bester. Elle a été rendue possible grâce au soutien de Mark McCain and Caro MacDonald/Eye and I, the Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, the ICP Exhibitions Committee, National Endowment of the Arts, Joseph and Joan Cullman Foundation for the Arts, Deborah Jerome et Peter Guggenheimer et la Robert Mapplethorpe Foundation en hommage aux 30 années d’engagement des services de l’ICP par Willis E. Hartshorn.

Cette édition de l’exposition est organisée à Johannesburg par le Département sud-africain des Arts et de la Culture et la Fondation Ford, avec le soutien de la ville de Johannesburg, Museum Africa, de l’Union européenne, du Goethe-Institut, de l’ Ambassade d'Autriche, du British Council, de l’EUNIC, de l’Ambassade d'Allemagne, de l’ Institut français d’Afrique du Sud, de l’ambassade de Suisse et de l’université de Witwatersrand.

A PROPOS DES COMMISSAIRES DE L’EXPOSITION

Okwui Enwezor est directeur de la Haus der Kunst (Maison des Arts) à Munich et conservateur adjoint à l’International Center of Photography et il a été récemment nommé directeur de la Biennale de Venise 2015. Avant de rejoindre la Haus der Kunst, Enwezor était doyen des affaires académiques et vice-président sénior de l’Art Institute de San Francisco. Il a été directeur artistique de la Triennale 2012 au Palais de Tokyo à Paris et de la deuxième Biennale de Johannesburg (1997), de Documenta11 (2002) et de la 7ème Biennale de Gwangju (2008), entre autres expositions internationales. Enwezor a été professeur invité “Kirk Varnedoe “ à l’Institute of Fine Arts, Université de New York. Il est directeur-fondateur et rédacteur de Nka: Journal of Contemporary African Art.

Rory Bester historien et critique d’art, ainsi que conservateur et réalisateur de documentaires. Enseignant et chercheur à la Wits School of Arts à Johannesburg, ses domaines de travail comprennent les archives et la pratique muséale, les études en conservation, l’histoire des expositions, les études sur la migration et la diaspora, l’histoire de la photographie, l’après-colonialisme, et l’art sud-africain d’après-guerre. Il écrit régulièrement des critiques d’art pour le Mail and Guardian ainsi que pour Art South Africa, Camera Austria et Nka: Journal of Contemporary African Art. Bester a été commissaire et commissaire adjoint de nombreuses expositions au Danemark, en Allemagne, en Afrique du Sud, en Suède et aux Etats-Unis d’Amérique.

(communiqué de presse en pdf)

LA MONTEE ET LA CHUTE DE L’APARTHEID:
LA PHOTOGRAPHIE ET LA BUREAUCRATIEDE LA VIE QUOTIDIENNE
13.02.2014 – 29.06.2014 / Museum Africa, Newtown, Johannesburg
Exposition organisée par l’International Centre of Photography
www.riseandfallofapartheid.org
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Image: Foule autour du Drill Hall à l’ouverture du procès pour trahison, Johannesburg, 19 décembre 1956. Photo d’Eli Weinberg, Times Media Collection, Museum Africa, Johannesburg.